Le retour des dessin :-)
La sincérité dans l'intention. Je voudrais parler des actes quand il sont purs ou quand ils n'ont comme seule intention de me rassurer dans ce que je connais.
J'en parle parce qu'aujourd'hui je me suis trouvé confronté à cette difficile situation de la perte de tous raccourcis faciles :
Alors que je dessinais au trait un modèle, technique que je connais à peu près bien, on me retire tout des mains. On me donne des consignes technique et on fait bouger le modèle dans l'espace. Je suis obligé alors de créer, de m'adapter, de chercher ce qui avec ce matériel et ces consignes réussira à donner un dessin qui me plait. Je n'y arrive pas, je n'ai plus en mains mes trucs et astuces pour relever le niveau du dessin. J'en cherche d'autre mais en vain. Je suis dans le noir, sans lampe, je tâtonne, je me sens fragile, je déteste ça.
Et comme je déteste ça, je me demande ou est mon intention quand je dessine d'habitude? Répéter encore et toujours les même techniques? Pour faire juste de joli dessins? Qu'est ce que je cherche en réalité? Quel est ce but qui me permet de rester en quête?
Pourquoi je déteste le doute, la recherche? Est-ce une caractéristique Humaine ou un héritage ou caractéristique qui est propre un corpuscule de gens?
Il est aussi beau de constater dans l'histoire que cette recherche de but rend le créateur très fébrile. Quand on lit que Monet disait se sentir de plus en plus perdu et dépressif au fur et à mesure qu'il avançait dans ces recherches sur le portail de la cathédrale de Rouen, on constate que le beau est bien souvent créé du fond de l'abime du doute.






Des heures de marche.. seul, à deux ou à trois... Respirer, pourquoi pas parler... Le productif, le vrai, dans ces moments de rencontres. Le vertige de ce qu'on est pas.. pas encore..
Une rencontre avec soi, la montagne, l'autre.
La Clarée, la haute Clarée, Le Rosier, Chamrousse, Bachat-Bouloud, Briancon, Grenoble, que du plaisir.
La rigueur dans la vie peux nous permettre de nous envoler bien haut sur cette terre.
Je dis ça parce que je ne me sens pas assez souvent décoller.
Par exemple, j'aimerais tenir un cahier et y coller des choses tout azimut, qui me touchent. Un recueil de ce qui pour moi a un sens. Des images, des textes, glanés dans la traversée du quotidien. Un magma de ce qui est un peu moi.
De plus je voudrais noter dans un même carnet, tout ce qui me passe par la tête et qui me parait avoir un quelconque intérêt. Des sentiments ou réflexions, des idées, des projets, des logiques, des critiques, des banalités, du pathos, du super intelligent.
Pour ça je voudrais avoir un peu de rigueur et tenir ce projet qui me tient à cœur. Peut-être ne suis-je pas encore prêt? Et qu'un jour je le ferai sans efforts et sans réfléchir.
Je crois pas que je sois le seul à vouloir faire des choses comme cela toute bête et qui par je ne sais quel mécanisme ne s'y lance jamais?
Tout à l'heure par exemple, un truc que j'aimerais bien écrire dans mon livre à blablas, je me baladais dans une rue commerçante. Le regard se baladant un peu partout, doucement, agréablement. Quand mes yeux tombent sur une mannequin en vitrine qui portait un jeans bien coupé. je me rend compte alors que ma réaction physiologique, le désir, est quasiment le même que si le mannequin était vivant et marchait dans la rue. J'ai pensé alors que mon désir tenait à peu de choses.. Un jeans sur un morceau de plastique. Que mon attirance physique pour le genre opposé pouvait facilement être trompé par des images.
D'accord c'est con, mais je prenais sur le moment cette réaction pour une révélation..
Parce que c'est vrai, la forme pour la forme c'est bien, mais sans le fond, les belles fesses, on s'en lasse vite.
Bon et puis merci à tout ceux qui viennent ici. Le nombre augmente de jour en jour! Le blog accueille plus de 130 internautes par jour.. une moyenne de 3500 visites par mois... C'est très chouette. Pourvu que ça dure..
Je parle pour les gens habitués à trouver de la sagesse dans la feuille qui tombe, des problèmes gigantesques dans la fumée qui s'élève, des théories dans les vibrations de la lumière, de la pensée dans les marbres, et le plus horrible des mouvements dans l'immobilité. BALZAC, Théorie de la démarche


.. dont je ne me souviens plus du nom :'( Eaux forte? Estampe? non, je ne sais plus.. MONOTYPE!!!
Toutes mes excuses pour cette absence. Elle est due à un trop plein d'activités ( certain(e)s se reconnaitront) et au fait aussi qu'à l'académie, ma folie s'est portée sur les grands formats, plus difficile à scanner.. Oui je sais il y a l'appareil photo, oui je sais, mais bon...
Me re-voila, c'est l'essentiel. Et puis aussi c'est pour préparer mon absence de la semaine prochaine.. Je m'en vais à Uriage les bains (pour ceux qui connaissent).
Allez, bonne route.
Libellés : Encre
Mais il fut bien inspiré par le ronce, son frère naturel. Sauf qu'avec celui-ci, vous avez plus de chance de vous en sortir juste égratigné, là où son ami artificiel laisse moins de chance à votre épiderme. D'ailleurs pourquoi le ronce est épineux? Il n'a ni le rôle de garder des troupeaux dans un endroit clos ou de freiner fortement l'ambition humaine a franchir les frontière qui lui sont interdite.. Il produit juste un fruit. De plus, les épines ne protègent pas le fruit. Mais alors pourquoi la nature a doté ces branches d'épines? Simple effet esthétique?
L'homme là au moins savait pourquoi ils rajoutait des piques à ses fils.

Vivre auprès des autres. En ville. Avoir des voisins, plein de voisins. Organiser des tas de fêtes avec eux, pour se sentir humain, se sentir ensemble. Chose moins facile à la campagne. Alors on sort on sourit car le monde nous intéresse. On construit de grands immeubles pleins de voisins, potentiels amis. On est heureux d'être entouré et, comme tous le monde pense comme vous, la rue est une formidable vitrine humaine. On s'y promène le cœur léger, sachant que tout le monde souhaite le meilleur pour son voisin. Parce que sans son voisin, on n'est plus grand chose, on sait qu'il a ce même sentiment: je n'existe qu'en présence de l'autre.
Alors les villes se remplissent de plus en plus. Ce bonheur d'être ensemble, ce sentiment d'être humain, tout le monde souhaite le ressentir au quotidien. L'entraide est partout et est essentielle....
Qu'est ce qui a fait que le rêve s'est perdu? Qui a pris les rennes du village? Pourquoi l'ignorance a elle prit presque toute la place? Où est le sage du village?
C'est vrai, des tas de choses, d'évènements tentent d'égayer la vie de la ville, insuffler un vent d'air chaud et vivant. Mais telles des gouttes d'eau dans la vase, l'atmosphère générale est à l'ignorance et à la peur de l'autre. J'ignore qui tu es et dès lors je m'en méfie. J'ignore qui je suis et je te défends de m'en informer.
Ville idylle.
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