Bon, serait il temps de faire une version 'été' du blog qui s'intitulerait : Une image par jour... ou presque?
J'ai du retard dans mes mises à jour. Que se passe t-il?
Ici, portrait de femme regardant à gauche.
Très peu de maîtrise de la technique de l'éColine. Des traits hazardeux, tâtonements, pour tout de même traduire une présence.
Aucune place n'est plus confortable pour moi que derrière un bloc de dessin avec des couleurs à la main.
Hier je m'en servait, aujourd'hui elle me dégoute. Sans doute qu'elle ne sont pas comparables. Sans doute qu'elles n'ont pas le même but, mais quand je vois sur la publicité d'une mercedes "le rêve est maintenant de série", c'est con, mais ça me révolte. Ca m'étouffe, de sentir ainsi ce filtre que l'on nous met devant les yeux. Ce "vos sentiment sont pour les objets", cette morphine contre cette "trop dure" réalité.
Moi quand je vois "raide dingue d'elle en 0.1sec" pour une Seat, c'est con mais ça me révolte. Comment à t'on pu réussir à nous faire admettre que l'on pouvais tomber amoureux d'une caisse? Qu'elle est cette vermine d'esprit qui est là derrière, ce mouvement qui tend à penser: "Comment refourger ma camelotte?", "Comment je vais leur faire croire à ça?". Et il suffit de se ballader n'importe où pour se rendre compte qu'il ne veulent pas nous lacher, avec leurs grandes images.
Alors, peut-être qu'un jour on verra une tronche sur une affiche avec marqué dessus : "£Savez vous ce que c'est ?"
On dirait que l'appétit de créer me revient. Bon appétit.
Concourt du jour (accessible à tous les Belges) : Quel est la marque de sirop dont le sigle est représenté dans cette composition? ( Ce sont les liégois(es) qui sont heureux! ).
A la clé: Un Cocktail en terrasse (Mmmh que tes lots sont succulant).
L'art (plastique, visuel), dans sa plus plate expression n'aurait comme seul projet celui de mieux comprendre et traduire le moment présent, l'émotion, le temps qui passe? L'art n'a-t-il pas d'ambition à plus long terme?
C'est ce que je me posait comme question en regardant les travaux de ce Bonobo
Parce que, entre l'expression et la réflexion, il y a une connivence peu commune.
L'un rafermit l'autre comme l'autre détend l'un.
Tel deux frères qui auraient trouvé une dynamique ferme et créative.
L'expression pour l'expression ( en peinture ) est voué à l'éssouflement. Elle a besoin d'une structure, d'une canalisation, d'un énervement pour être plus ferme, plus riche, pour qu'elle s'alimente.
PhilouLes mots me manquent ces derniers jours...
La source me manque. Je manque la source.
Je peinturlure, je tourne autour,
Elle m'attend, je cours la trouver alors qu'elle est là, immobile et calme, à vouloir m'entourer dans ses bras humides et chauds.
Elle est fontaine, elle est lac.
Elle est eux, ressource.
Peut-être que je parle trop, qu'elle n'aime pas les mots.
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