... ce dimanche à Heindonk..


A Grenade, un moment ou j'avais été fasciné par la facilité avec laquelle ma main avait tracé ces quelques traits. Les personages ayant vite quitté keur place, je n'ai pas pu en dessiner d'avantage.

Alors ici, sur ce dessin au feutre, je me suis donné comme instruction, "je dessine sans réflchir, sans essayer de faire bien, sans m'arretter dans le trait.
Je me suis donc allégé de la tache de "bien faire". Juste le plaisir de faire des traits. je pense que c une bonne voie.
Chaussé de Waterloo après le Vivier d'oie.

J'adore les dessins de ce peintre. Il a une telle connaissance, une telle observation que ses dessins ont un très fort pouvoir suggestif.
Tenter de les comprendre en les copiant est un exercice très agréable et enrichissant.
je ne vais pas vous mettre les originaux, comme ça vous aurez l'impression que je suis doué (du moins si ne vous connaissez pas encore ses dessins).
Moi parler petit chinois ce soir

Quand devient-on vieux ?

Quand la fatalité l'emporte sur le rêve.
Quand les symptômes physique prennent la place du repos.
Quand la peur ricane, vainqueur devant l'innocence.
Quand on s'enorgueillit de trouver des fuites minables.
Quand le but devient plus important que le chemin.
Quand notre soi devient petite personne.
Quand l'indifférence devient règle première de survie.

Je me sens vieux.
Je n'arrive pas à éviter cette liste,
je connais les symptômes,
je n'ai pas la patience d'en rire,
je n'ai pas la force de m'en moquer.
Je ne connais plus l'avoir-faim
ni l'avoir-soif
Je me traine à faire du sport,
bouger mes membres,
pour oublier que mes yeux regardent dans le vide.
Sur mes joues, un canal se dessine,
celui des larmes qui ne coulerons pas.
parce que je dois,
parce que je dois,
parce que je dois, je dois encore.

Me plaint pas, j'exulte.


Hier soir à St gilles.

Ce dessin donne hyper naïf. On dirait un groupe des années 50 dans un bal très politiquement correct.
Ma perspective s'améliore invisiblement mais réelement :-)


Côté thème, je ne vous ravi pas. Du côté technique, ce n'est pas non plus du grand nouveau. Mais alors à quoi servent encore ces dessins?

Dans notre torse, nos cicatrices.
Dans notre torse, on cache ce que l'on ne s'avouera que plus tard.

Des ratures, des plaies, des ombres, mais aussi et certainement un des endroits les plus confortable.

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