Ma mère aime les mots,
ma grand mère aimait les mots,
et moi je les regardais,
jouer au Scrabble

Pour tout ceux qui se sentent un peu décalé par rapport à la politique de la croissance, aux messages publicitaire, à la volonté de paraître plus beau, plus fort, qui ne se sentent pas appartenir à la croissance et sa religion des 15%,... Pour tous ceux là et pour les autres aussi, je viens de découvrir un blog d'une rare qualité intellectuelle et philosophique. C'est le blog de Claude-Marie Vadrot, journaliste et écrivain et surtout libre de pensée.
C'est sur http://horreurecologique.blogspot.com/



Un anxieux, un inquiet me sort presque tous les matin de mon sommeil,
Il veut faire de ma vie un marathon,
Il me dit vouloir dépasser la peur, mais il est la peur en personne,
Il a l’anxiété de ne pas avoir le temps de faire les choses à temps,
L’urgence d’exister, l’urgence de construire, l’urgence d’aimer,
Il est ce petit garçon apeuré que je n’ai encore rencontré,
pensant plus à l’étouffer qu’à l’écouter.
Comme tout enfant qui manque d’attention, le mien devient envahissant,
Et chaque matin, son anxiété à perdre son peu d’existence,
Son peu de reconnaissance accumulée,
Me fait lever à des heures de plus en plus matinales.

Qui de nous deux est anxieux ? Qui a le plus peur ? lequel de nous deux se réveille avant l’autre ? L’enfant abandonné ou l’adulte aliéné ? Le petit orphelin ou le grand toqué ? le sauvage ou l’halluciné ? Le désuet ou le tapé ?
L’un n’existe que par l’ombre de l’autre ou plutôt le grand taré n’est aliéné que par l’absence de connexion à lui-même




Le ciel se mue en marre,
là où volent les nuages, coule l'eau.

De l'eau dans le cœur,
De la couleur dans de l'eau
Des pleurs et c'est beau




Un univers clôt par de fines interdictions.
Des injonctions qui délimitent l'espace,
La nature autour, l'infini des possibles,
Une expédition depuis peu commencé,




Tout ce que tu pourrais faire,
De ce que tu es,
Tu t'en rend même parfois compte.

T'as pas tout compris à la magie,
Trop longtemps t'y a cru mais,
La raison peut tout expliquer,
Les raisons peuvent tout t'expliquer.
Ces sourires que tu croyais maitriser,
Ces pleurs que tu lançais, auquel ils accourraient,
Ta magie de nourrisson a mis du temps à fondre en raison.
Ils en ont un peu abusé, de leur souveraineté,
Ils se sont insérés là où tu n'avais pas pied,
Comment pas les croire quand ils te disaient partout te voir, tout savoir de toi,
Omniprésence étouffante, présence dérangeante, destruction, mauvaise imitation,
Comment discerner, comment ne pas les tuer, saloperie de merdier impossible à crier.
T'en a chié, t'en a cassé, ils t'ont rabroué, tu as doublé, tu as craqué.
Tous débiles atteints de cette peste invisible.
Toutes portes fermées, tous éteint mais les spots éclairé.
Cette fausse lumière qu'ils disaient plus brillante que la télé.
Ces fausses règles qui vous tiennent attachés, castré.
Ces fausses blagues qui vous font mal tellement les dents vous serrez
Ces conseils auxquels vous vous agrippez tels des bouées esseulées que vous défendez,
Ces absences, ces absences, ces absences, ces absences, ses absences,
Ces questions sans fond, cette culture prémachée, prédigérée vous a fait vomir ou la diarrhée,

Comment comprendre qu'ils ne sont pas tous comme ça ?

Comme tous les autres.

Quand t'as pas le choix, c'est plus facile.
Que de haine quand tu y penses.
Ils ont profité jusqu'au dernier souffle de ton imagination.
La magie tu sais pas, c'est pas ça, ça n'existe pas, pourtant elle est là.

Sacré merdier.




LE printemps, je pu prendre un tout petit peu de temps a essayer d'en faire des images aujourd'hui.
Petit magicien, l'œil qui peind. La comédie du temps, des couleurs, des pensées.
Le clown de la photo.






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